L'auberge de l'islam Index du Forum

L'auberge de l'islam
Pour mieux connaitre et comprendre l'islam
 

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 


Mohammad l'homme

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'auberge de l'islam Index du Forum   >>> L'auberge de l'islam   >>> La vie des prophètes,des compagnons,des saints,des savants...
Sujet précédent ..::.. Sujet suivant  
Auteur Message
moslim


Hors ligne

Inscrit le: 02 Juin 2007
Messages: 81

MessagePosté le: Lun 4 Juin - 13:27 (2007)    Sujet du message: Mohammad l'homme Répondre en citant

Mohammed, l’homme !



Par : Rachid Elmanaoui

Responsable de la page française du site


Fils de Abdelleh fils de Abd al-Mouttalib, Mohammed est ainsi l’un des petits fils de Hachim, le fondateur du clan Qoraïchite, qui se réclame de Fihr, le ‘qoraich’ (petit requin) et de la grande tribu de Kinanah. De Fihr à Adnan et de Adnan à Ismaïl, la filiation de Mohammed avec Abraham est donc indiscutable.

Né à la Mecque et enterré à Médine à l’âge de 63 ans, Sa vie est divisible en deux étapes distinctes :

de la naissance à l’âge de 40 ans, il a vécu à l à Mecque

de l’âge de 40 ans jusqu’à sa mort à 63 ans, c’est la période de la révélation du Message adressé à l’humanité toute entière.

Né après la mort de son père, celui qui deviendra le Prophète et le Messager est élevé par sa mère, Amina bent Wahb décédé à son tour quand il eut six ans. Orphelin donc de père et de mère, il est pris en charge par son grand-père Abd al-Mouttalib puis, à la mort de celui-ci, deux ans plus ans tard, par son oncle Abu Talib (père de Ali, quatrième Calife).

D’abord pâtre, il ne tarda pas à devenir caravanier, profession dans laquelle, bien qu’encore tout jeune, il acquiert néanmoins l’épithète de ‘al-Amine’, c’est à dire ‘celui qui est digne de confiance’. Sa rigueur et sa vigilance à préserver les intérêts de ceux qui lui confiaient leurs marchandises ne tardèrent pas à lui attirer la considération et l’estime de sa communauté. Maître caravanier d’une riche mecquoise, Khadija bent Khouaylid, il réussit à lui faire fructifier ses affaires par le commerce avec la Syrie , ce dont elle se montra satisfaite et comblée au point qu’elle le choisit pour époux. Selon la tradition arabe, c’est son tuteur, son oncle, Abou Talib, qui la lui fit épouser en deuxième noce, bien qu’elle fut aussi son aînée de quinze ans.

De sa prime enfance jusqu’à l’age où il reçut l’ordre d’annoncer le Message, Mohammed ne cessa jamais de se distinguer par sa rectitude dans une société pourtant à l’affût des faux pas, mais qui ne put en aucune circonstance le prendre en défaut. Ses biographes sont unanimes pour souligner qu’il fut connu dans sa jeunesse par son tempérament sage et équilibré, ne s’adonnait à aucune des débauches que les jeunes de la Mecque avaient coutume de commettre, et s’abstenait de fréquenter les lieux de perversion qu’étaient les maison closes et les tavernes jouxtant le marché de la Mecque. Ces biographes rapportent ainsi que Mohammed n’a jamais consommé de boisson alcoolisées, ni pratiqué les jeux du hasard, tout comme il n’a jamais pratiqué le culte des idoles ni sollicité le pouvoir d’un mage. De commerce agréable, courtois et de bon conseil, il n’a jamais pris part des disputes qui éclataient régulièrement entre les tribus. Manifestant depuis toujours un penchant pour l’isolement et la méditation, il prit l’habitude, vers la quarantaine, de faire retraite dans une grotte du mont Hira, surtout durant le mois de Ramadan. Il était peut-être déjà Prophète à cette phase de sa vie, mais non encore suffisamment préparé pour assumer la lourde mission de Message.

Les qualités de sincérité, de probité, de loyauté et de retenue, qui étaient les siennes, lui ont valu l’estime et la considération de tous les membres de sa communauté mecquoise et de ses dirigeant. Peu à peu, on avait pris l’habitude d’accompagner son nom, outre de l’épithète ‘al-Amine’ qui signifie comme nous l’avons vu, ‘celui qui est digne de confiance’, du qualificatif ‘as-Sadiq’ qui signifie ‘le sincère’. D’autre fois, on l’appelait tout simplement ‘Ahmed’, c’est à dire ‘le plus digne de louange’.

Un événement survenu à la Mecque donne une idée significative de l’ascendant que, tout jeune, Mohammed exerçait déjà au sein de sa société arabe de l’époque. En effet, après avoir procédé ensemble à la remise en état de la Kaâba , les représentants des différents tribus s’opposent quant à la désignation de la partie à laquelle devait échoir l’honneur de mettre en place la Pierre Noire , et devant cette impasse, ils demandèrent conseil à Mohammed. Celui-ci leur suggéra de placer la Pierre sur une cape pour que le représentant de chaque tribu participer à la soulever et la remettre en place. Ce compromis eut un grand écho et, depuis, Mohammed devint le sage que l’on consulte pour toute affaire d’importance.

De même, lorsqu’il commença à prêcher l’Islam, il continua à se comporter avec la même sincérité et la même modestie qu’auparavant. Ceux qui s’étaient mis à le combattre à la Mecque n’osaient jamais le discréditer moralement, et se rabattaient sur ses disciples pour les martyriser dans l’espoir de les faire abjurer leur foi. Il vécut ainsi durant une dizaine d’années, confronté à la hargne de ses contempteurs, mais plus loyal que jamais.

Après l’exil (l’Hégire) à Médine, et bien que la persécution à l’encontre de ses compagnons fût moins forte dans cette ville qu’à la Mecque , le Prophète Mohammed ne changea rien à ses habitudes. Son espace vital restait réduit à la distance qui séparait sont petit domicile de la modeste mosquée qu’il avait édifiée pour accueillir les croyants dont le nombre ne cessait d’augmenter, tant en exilés de la Mecque (Mohagirines) qu’en partisans (Ansar) locaux ; et ce renforcement des rangs de ses disciples ne le dévia point de sa ligne de conduite. Aucun de ceux qui le suivaient, ou de ceux qui le dénigraient, ne pouvait apporter la preuve qu’il l’eût vu un jour céder à une tentation, commettre une bévue ou une contradiction, avoir une relation douteuse, ou s’être dissimulé pour intriguer ou espionner. Bien au contraire, tout le monde pouvait partager sa vie, une vie austère, transparente, sans la moindre tentation, au cours de laquelle il recevait la Révélation en présence de ses Compagnons et de tous les croyants. Il s’évertuait alors à exécuter les ordres divins, sans rien taire des versets qu’il recevait, même de ceux qui lui étaient personnellement destinés sous forme de conseil, voire d’admonitions.

En tout état de cause, il est indubitable que ce qui caractérisait le plus la personnalité du Prophète, était son humanité, avec tout ce que ce mot peut comporter de réflexes, instincts, sentiments, comportements etc… C’est un trait qui est mis en évidence par le Coran, et il est requis du Prophète, de « l’Envoyé qui se nourrit d’aliments et qui fréquente les marchés », de rappeler à tout le monde sa réalité humaine : « Dis : « je ne suis rien qu’un mortel comme vous » ». ( La Caverne , 110). Lui est également demandé de repousser tout attribut fantastique et de ne pas bercer son auditoire d’illusions : « Dis : ‘ je ne prétends ni posséder les trésors infinis de Dieu, ni connaître les mystères cachés aux humains, pas plus que je ne suis un Archange ! Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé’ ». (Les Bestioles, 50).

Dans cet esprit, l’Envoyé de Dieu a toujours insisté auprès de ses disciples pour qu’ils ne lui attribuent aucune qualité surnaturelle. Il ne cessait de leur répéter : « Ne me flattez pas comme les Chrétiens ont flattés Jésus, fils de Marie. Je ne suis que le Serviteur de Dieu et son Envoyé. Appelez-moi donc Serviteur de Dieu et son Envoyé ». Ainsi écartait-il de sa personne toute allusion à la divinisation ou à la sanctification, se contentant d’une part, de sa qualité de Serviteur qui est une qualité partagée par tous les croyants, et se limitant, d’autre part, à son rôle de Messager auquel correspond sa mission. Il soulignait toujours que, comme tout un chacun, il « jeûne et se restaure ; veille une partie de la nuit pour la prière et s’endort, se marie et se parfume ». Enfin, selon son compagnon Ibn Massoud, il aurait un jour reçu un homme qui se mit à trembler devant lui d’émotion. Le Prophète s’empressa alors de lui dire : « Calme-toi, je ne suis pas un Roi ; je ne suis que le fils d’une femme qui mangeait de la viande séchée ».


D’après le livre « Pour mieux comprendre l’Islam » de Abdelhadi Boutaleb ; Afrique Orient 2005. Avec quelques modifications.

Sources: http://www.55a.net/firas/french/?page=show_det&id=115&select_page=1…


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 4 Juin - 13:27 (2007)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis :   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    L'auberge de l'islam Index du Forum   >>> La vie des prophètes,des compagnons,des saints,des savants... Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2015 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
MylSeigneur thème by SGo