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Saladin

 
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verslalumiere
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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 12:44 (2010)    Sujet du message: Saladin Répondre en citant

Le héros musulman

Il fut connu dans les livres d’Histoire, en Orient et en Occident, comme un preux chevalier, comme un noble héros, comme l’un des plus grands chefs d’État que l’humanité eût jamais connus. Avant même ses amis et ses biographes, ce sont ses ennemis croisés qui furent les premiers à reconnaître sa noblesse de caractère. Il fut le type d’un homme colossal façonné par l’Islam. Il s’agit du héros Salâh Ad-Dîn Al-Ayyûbî, dit Saladin, le libérateur de Jérusalem et le héros de la bataille de Hattin.

Un Ministre sunnite dans un État shî`ite construit l’unité islamique

L’ironie du sort voulut que Saladin, d’obédience sunnite, occupât le poste de Ministre en 1168 pour une dynastie shî`ite, en même temps qu’il devait sa loyauté au Sultan d’Alep, qui était sous la coupe du Califat `abbâsside. Sa mission, qui était à l’origine d’empêcher l’Égypte de tomber aux mains des Croisés, se transforma peu à peu : il s’appliquait désormais à ramener l’Égypte sous la tutelle `abbâside.

Saladin était peu expérimenté et n’avait rien qui pût lui faciliter sa tâche ardue. Il réussit néanmoins dans son entreprise avec un succès aussi surprenant que mérité. Les moyens qu’il employa à cette fin furent innovants, en ce sens qu’il préféra le changement pacifique et progressif à une révolution brutale, et qu’il prépara longuement le terrain afin de n’être confronté à aucun obstacle.

Mais pour que Saladin réussît à réaliser son objectif, il devait consolider en Égypte la doctrine sunnite, afin de pouvoir renverser plus facilement la dynastie fâtimide et éradiquer la doctrine shî`ite ismaëlite. Il lui fallut trois ans pour mener à bien cette entreprise, trois ans au cours desquels il avança par étapes réfléchies et sûres. Il démit ainsi de leurs fonctions les juges shî`ites et les remplaça par des juges sunnites, tout comme il fit construire un certain nombre d’universités dispensant un enseignement sunnite.

Dès que l’occasion se présenta à lui, et dès qu’il sentit que le milieu ambiant était fin prêt à accepter le changement, il entreprit une audacieuse démarche. Il édicta le premier vendredi du mois de Muharram(premier mois du calendrier musulman) de l’année 567 de l’Hégire (septembre 1171) que le sermon du vendredi ne mentionnât plus le nom du Calife fâtimide, qui était alors malade et cloué au lit, mais le nom du Calife `abbâside. Cela signifiait en fait la chute de la dynastie fâtimide et l’avènement d’une nouvelle ère.

Saladin dépensa les premières années suivant la chute de la dynastie fâtimide dans la consolidation du nouvel État et dans le renforcement de son autorité et de son pouvoir. Ce long travail d’unification du front islamique dura plus de dix ans, de 1174 à 1186. Durant cette période, Saladin entreprit de rassembler les terres morcelées de l'Islam en un seul Etat, ainsi Il contrôla la ville de Damas (1174) , puis celle d'Alep (1182), ensuite tout le nord de la Syrie.

De victoire en victoire

Saladin était désormais confiant en la solidité du front intérieur. Il passa alors à l’étape suivante : il allait maintenant consacrer toute sa force et toute son énergie à la guerre contre les Croisés. Il mena contre eux toute une série de batailles résonnant comme autant de retentissantes victoires, malgré une cuisante défaite subie quelques années plus tôt à Ramlah. Ces victoires connurent pourtant leur apogée en 1187 avec la bataille de Hattin. Ce fut une immense bataille au cours de laquelle furent capturés le Roi de Jérusalem, Guy de Lusignan, le Seigneur de Kérak, Renaud de Châtillon, et d’autres grands généraux croisés.

Cette grande victoire fut le prélude de la chute successive des villes et des châteaux croisés entre les mains de Saladin. Ce fut ainsi que se rendit le château de Tibériade puis que tombèrent des villes comme Saint Jean d’Âcre, Césarée, Naplouse, Arsouf, Jaffa, Beyrouth et bien d’autres encore. La voie était désormais libre pour entreprendre la conquête de Jérusalem. La Ville sainte fut assiégée jusqu’à sa reddition. Saladin y entra le vendredi 2 octobre 1187, soit le 27 Rajab 583 de l’Hégire. Ce fut l’une des plus grandes journées de l’Histoire de l’Islam.

Toute l’Europe fut secouée en apprenant que les Musulmans venaient de libérer leur Ville sainte. Les Rois d’Europe crièrent vengeance. L’une de leurs plus redoutables croisades fut alors mise sur pied, la plus nombreuse en hommes et en matériel. Trois armées la composait : l’armée germanique, l’armée franque et l’armée anglaise. Deux armées parvinrent à destination, alors que le Roi germanique se noyait en traversant un fleuve d’Asie Mineure, provoquant la dispersion de son armée. L’armée franque, sous le commandement de Philippe-Auguste, parvint à reprendre la ville d’Âcre, tandis que son alliée anglaise, sous le commandement de Richard Cœur de Lion, put s’emparer de la région côtière allant de Tyr à Jaffa, préparant ainsi la voie à la reconquête de Jérusalem. Les tentatives de reprendre la Ville sainte échouèrent néanmoins et Richard Cœur de Lion fut contraint à demander une trêve. La trêve fut signée le 2 septembre 1192 à Ramlah. Elle marquait la fin de la troisième croisade.

De l’esprit chevaleresque de Saladin

Au lendemain de la bataille de Hattin, Saladin fit venir dans sa tente le Roi Guy de Lusignan et son frère Amaury ainsi que le Prince Renaud de Châtillon. Le Sultan offrit au Roi Guy un récipient d’eau froide pour qu’il pût étancher sa soif. Après s’être désaltéré, le Roi captif donna le récipient à Renaud. Saladin, qui avait juré de tuer le Seigneur de Kérak, Renaud de Châtillon, de ses propres mains, refusa que de l’eau lui fût servie. En effet, ce prince croisé avait bafoué toutes les trêves conclues entre Saladin et les royaumes croisés. Il n’hésitait pas à attaquer les caravanes de pèlerins qui se rendaient à La Mecque et à Médine. En outre, il avait entrepris de mener une campagne contre La Mecque pour détruire la Ka`bah, et contre Médine pour déterrer le corps du Prophète de son tombeau. Si ce n’était la vigilance de Saladin qui parvint à repousser ces attaques criminelles contre les lieux saints de l’Islam, Renaud de Châtillon aurait pu atteindre ses vils objectifs. Empêchant Guy de Lusignan de donner l’eau à Renaud de Châtillon, Saladin déclara : « Il est de nos coutumes arabes et de notre noblesse de caractère que lorsque le captif mange et boit de la nourriture et de la boisson de ceux qui l’ont capturé, il a la vie sauve. » Saladin entendait par-là qu’il ne désirait pas accorder ce privilège à Renaud de Châtillon.

Le Sultan amena alors devant lui le Seigneur de Kérak et lui dit : « Voici que je venge Muhammad - le Prophète - de tes crimes. » Puis il lui proposa la conversion à l’Islam, qui lui aurait permis d’expier ses fautes. Mais Renaud refusa. Saladin tira son épée et le frappa au niveau de l’épaule. Renaud de Châtillon fut achevé par les soldats musulmans. Assistant à cette mise à mort, le Roi Guy de Lusignan ne douta pas un seul instant qu’il allait rejoindre le Seigneur de Kérak. Mais Saladin le rassura et le réconforta en ces termes : « Il n’est pas de l’habitude des rois de tuer les rois. Quant à celui-là [Renaud de Châtillon], il a dépassé toutes ses limites et a eu l’audace de porter atteinte aux Prophètes de Dieu - paix et bénédiction sur eux. »

Apports civilisationnels

Beaucoup de gens pensent que Saladin ne s’est préoccupé que de guerre et de jihâd, en négligeant les autres affaires de son État. L’image du chevalier combattant s’est sans doute imposée devant les autres aspects de sa personnalité, si bien que certains de ses traits resplendissants ont été occultés.

La première œuvre remarquable de Saladin est sa consolidation de la doctrine sunnite en Égypte. Il édifia dans ce but deux universités dispensant un enseignement sunnite : l’Université An-Nâsiriyyah pour l’enseignement chaféite et l’Université Al-Qamhiyyah pour l’enseignement malékite. En outre, Saladin restreignit les postes de juge aux seuls chaféites, ce qui explique la diffusion de la doctrine chaféite en Égypte et dans ses alentours.

Le règne de Saladin vit émerger plusieurs penseurs et scientifiques. On peut ainsi citer Al-Qâdî Al-Fâdil (mort en 1200), qu’on pourrait identifier aujourd’hui au Ministre des Affaires étrangères et qui fut un auteur très apprécié ; Saladin le consultait sur les moindres détails militaires ou politiques. On peut également citer Al-`Imâd Al-Asfahânî (mort en 1201), auteur d’ouvrages célèbres en littérature et en histoire. Avec Al-Qâdî Al-Fâdil, il travailla à développer le Dîwân Al-Inshâ’,une sorte de Ministère des Affaires étrangères.

Le système administratif connut sous le règne du Sultan une période de stabilité. Le Sultan présidait ainsi le gouvernement central dans la capitale et était secondé par un vice-Sultan. Ce poste fut créé par Saladin afin de pouvoir être remplacé lors de ses absences. Venait ensuite le Premier Ministre, chargé d’exécuter la politique de l’État. Puis enfin les ministères ou divans, comme le Ministère de l’Économie et des Finances, le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère de la Défense, le Ministère de la Marine que Saladin développa au plus haut point afin de contrer les Croisés qui empruntaient la voie maritime pour attaquer les territoires musulmans. Des fonds importants furent consacrés au développement de ce divan qu’il confia d’ailleurs à son frère Al-`Âdil. La flotte musulmane participa ainsi à de nombreuses batailles navales sur les côtes d’Égypte et de Palestine. Ce fut notamment grâce à elle que Saladin put repousser la campagne de Renaud de Châtillon contre La Mecque et Médine.

Saladin développa également des fondations sociales dont le but était d’aider les gens et de les soutenir devant les vicissitudes de la vie. Il annula ainsi les taxes qui étaient prélevées sur les pèlerins qui traversaient l’Égypte. Il s’engagea à entretenir les pauvres et les étrangers qui se réfugiaient dans les mosquées. Il fit ainsi de la Mosquée Ahmad Ibn Tûlûn un asile pour les étrangers maghrébins

Tel était Saladin

Saladin fut célèbre pour sa tolérance et son aspiration à la paix. Il en fut à vrai dire l’exemple le plus parlant. Après la reddition de la Ville sainte de Jérusalem, il traita les Croisés avec douceur, et afficha sa compassion envers les habitants de la ville. L’entrée des Musulmans dans Jérusalem sans la moindre effusion de sang et sans perpétration de crime marque l’une des pages les plus glorieuses de l’Histoire de l’Islam, une page en opposition totale avec ce qu’avaient commis les Croisés francs lorsqu’ils s’emparèrent de la ville en 1099. Ces derniers avaient en effet massacré les habitants musulmans par milliers, si bien qu’on baignait dans le sang jusqu’aux genoux. Au sujet des 10000 Musulmans qui s’étaient réfugiés dans la Mosquée Al-Aqsâ à l’arrivée des Croisés, le chanoine du Puy, Raymond d’Agiles, nous a laissé le témoignage suivant :

Il y eut tant de sang répandu dans l’ancien temple de Salomon, que les corps morts y nageaient portés çà et là sur le parvis ; on voyait flotter des mains et des bras coupés qui allaient se joindre à des corps qui leur étaient étrangers, de sorte qu’on ne pouvait distinguer à quel corps appartenait un bras qu’on voyait se joindre à un tronc. Les soldats eux-mêmes qui faisaient ce carnage supportaient à peine l'odeur qui s’en exhalait.

Saladin avait préparé ses hommes à la lutte dans le Sentier de Dieu. Il sut créer cette atmosphère pleine de dévouement au service de l’Islam. Quiconque voulait s’attirer les égards de Saladin savait qu’il devait lui parler de jihâd et de lutte pour la cause de l’Islam.

Saladin était un homme de grande piété, épris de prières et d’invocations de Dieu. Jamais il ne manqua la prière à la mosquée. Même lors de sa dernière maladie, ne pouvant se rendre lui-même à la mosquée, il fit venir l’imam et la prière fut tenue dans sa tente, afin de ne pas manquer la prière communautaire.

Saladin fut un homme juste, qui s’était fixé deux jours par semaine, le lundi et le jeudi, pour recevoir et entendre les plaintes de ses sujets. Les juges et les savants assistaient à ces séances au cours desquelles le Sultan rendait leur dû aux personnes lésées. Les gens venaient à lui de toutes les contrées de son État : petits et grands, riches et pauvres, hommes et femmes. Quiconque avait subi un tort savait que son droit lui serait restitué auprès de Saladin. Le Sultan se moquait de savoir si la personne qui avait spolié les droits d’autrui était de son entourage, de sa famille ou de ses amis. Pour lui, quoiqu’il pût arriver, le droit était sacré.

Saladin ne se mettait jamais en colère lorsqu’on le contrariait. Il pardonnait et excusait ceux qui s’en prenaient à lui. Combien de fois eut-il été calomnié ou médit. Jamais il ne laissa sa colère l’emporter. Toujours, il la maîtrisait et ne faisait pas cas des torts qu’on pouvait lui causer. Quoi d’étonnant en cela puisque le modèle qu’il voulait imiter de tout son être était le Prophète Muhammad - paix et bénédiction sur lui.

Saladin était d’un courage exemplaire, ne craignant pas la mort. Au cours d’une de ses expéditions maritimes, son secrétaire Al-`Imâd Al-Asfahânî, pris de panique au cours d’une tempête, dit à son Sultan : « J’ai peur. Comment toi, tu n’as pas peur ? » Il lui demanda : « Quelle est la plus belle des morts ? » Le secrétaire répondit : « La plus belle des morts est la mort dans le Sentier de Dieu. » Saladin déclara : « Tel est mon objectif. Mon objectif est de mourir de la plus belle des morts. Je ne veux pas mourir sur mon lit. Je veux mourir de la plus belle des morts : la mort dans le Sentier de Dieu. Je veux mourir frappé par une épée ou touché par une javeline ou atteint par une flèche. Je veux être tué dans le Sentier de Dieu. »

Retour à Dieu

Lors des négociations de la trêve de Ramlah entre les Musulmans et les Croisés, le Sultan Saladin tomba gravement malade et dut rester au lit. Il retrouva son Seigneur le 4 mars 1193, soit le 27 Safar 589 de l’Hégire. La douleur éprouvée par les Musulmans le jour de sa mort n’avait jamais été ressentie depuis la disparition des Califes Bien-Guidés.

A sa mort, il ne laissa ni biens ni terres. Ses conquêtes, les villes qu’il avait prises et qui se comptaient par dizaines, auraient pu lui garantir une fortune incommensurable. Pourtant, à sa mort, on ne retrouva dans son coffre qu’un dînâr en or et quarante-sept dirhams en argent. C’était la preuve manifeste de son ascétisme, de la chasteté de son cœur et de la pureté de ses mains.

Source : islamophile.org

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Le Messager de Dieu a dit: Celui qui a fait la prière de l'aube s'est mis sous la protection de Dieu. Fais bien attention, Ô fils d'Adam! à ne pas négliger de faire ce qui te vaut Sa protection!.(rapporté par muslim)


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MessagePosté le: Dim 17 Jan - 12:44 (2010)    Sujet du message: Publicité

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