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Pèlerinage à la Mecque : Un voyage spirituel exceptionnel

 
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verslalumiere
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MessagePosté le: Mer 17 Nov - 12:28 (2010)    Sujet du message: Pèlerinage à la Mecque : Un voyage spirituel exceptionnel Répondre en citant

Après avoir vécu un événement spirituel de taille, en l’occurrence le mois de Ramadan, les musulmans célébrent un autre événement majeur dans leur vie spirituelle et sociale. Il s’agit du pèlerinage (Hadjj) à la Maison sacrée de Dieu, cinquième pilier de l’Islam. Son accomplissement est une prescription divine instituée durant la sixième année de l’Hégire.1 Dieu dit dans le Coran 3/97 : "Le Pèlerinage est un devoir envers Dieu pour quiconque en a la possibilité. Et quiconque ne croit pas … Allah se passe largement des mondes »".

C’est donc une obligation - une fois dans sa vie - pour tout musulman, homme ou femme, qui possède les moyens physiques et financiers. Cependant, un certain nombre d’exigences sont à satisfaire, entre autres, la croyance en Dieu et en l’Islam, être sain d’esprit, être majeur (les enfants peuvent accompagner les parents), être en bonne santé et avoir les moyens matériels pour le voyage et le séjour, sans compromettre la subsistance du reste de la famille.

Le croyant accomplit le pelerinage par amour de Dieu et en commémoration du voyage d’Abraham et de sa famille à la meque. En effet, plusieurs rites du pèlerinage commémorent les oeuvres du Prophète Abraham ainsi que son épouse Hagar et son fils Ismaël.2

pendant le Pèlerinage le sens de l’unité se manifeste d’une manière évidente ; l’unité des rites, l’unité de l’objectif, l’unité des actions, l’unité des paroles ; point de nationalisme, ni de racisme, point de préférence d’ordre ethnique ou sociale. Les pèlerins sont tous des musulmans, portant un tissu blanc et simple rappelant le linceul et éradiquant tout facteur de distinction entre riche et pauvre, noir et blanc, jeune et vieux. Le pèlerinage est une expression vivante du principe de la fraternité et de l’égalité. croyant au même Dieu, tournant autour du même édifice, lisant le même livre, suivant le même Prophète, exécutant les mêmes gestes … Telle est l’unité prônée par le Pèlerinage.. une unité qui va de pair avec la diversité des langues, des origines, des couleurs, des habitudes de tous ces hommes et ces femmes qui viennent de toutes les contrées du monde.

Ce voyage spirituel exceptionnel permet de fortifier la foi du croyant et de développer de nombreuses qualités, notamment l’humilité, l’endurance, la persévérance, la solidarité, l’altruisme etc. Le rassemblement des millions de fidèles venus de différents coins du monde, dans un endroit précis et à une époque précise, revêtus tous du même pan de tissu blanc est une expérience impressionnante, qui rappelle également le jour du jugement dernier que chacun est appelé à méditer.

Depuis son institution, le pèlerinage a été pour le musulman une entreprise de plus grande importance, une étape de la vie qui mène le croyant vers un avenir de pureté. Le pèlerinage permet, en effet, au croyant de se faire pardonner tous ses péchés, comme l’a précisé le Prophète (Sallâlahou Alayhi Wasallâm).3 dans un hadith rapporté par Abû Hurayra : "Quiconque accompli le pèlerinage sans tenir de propos grossiers et sans commettre de turpitude redeviendra comme il était le jour où sa mère l’a mis au monde" (Bukhâri & Muslim). Le pèlerinage efface donc les péchés commis précédemment s’il est accompli correctement et sans commettre de manquement en rapport avec la recommandation du Qur’ân (Verset 197 de la Surat 2).

Pour ceux qui n’ont pas les moyens de faire le pèlerinage ou qui ne sont pas physiquement présents dans les lieux du pèlerinage, il leur est recommandé de jeuner et maximiser les bonnes actions durant les neuf jours précedant la fête du sacrifice, en particulier le jour d’Arafat(neuvième jour du mois lunéaire DhulHijja). Ibn 'Abbâs a dit : « Le Prophète a dit : « Il n’y a pas d’œuvres meilleures que celles faites en ces 10 jours-en référence aux 10 premiers jours de DhulHijja, 12ème mois du calendrier musulman, mois du Pèlerinage- » Les Compagnons dirent : « Même pas le Jihâd ? » Il dit : « Même pas le Jihâd, sauf un homme qui sortirait risquant sa vie et ses biens et qui ne reviendrait avec rien (c'est à dire qu’il y perdrait sa vie et sa fortune). » [ Rapporté par Al-Bukhârî.] Selon Abû Qatâda (que Dieu l’agrée), le Prophète (Sallâlahou Alayhi Wasallâm) fut interrogé au sujet du jeûne d’Arafat. Il répondit : " Jeûner ce jour, expie les péchés commis entre l’année écoulée et ceux de l’année à venir." (rapporté par Muslim). Jeûner ce jour d’Arafat est recommandé, hormis pour celui qui effectue le pèlerinage à la Mecque car il doit consacrer ses efforts aux rites du pèlerinage et prononcer sans cesse des invocations quand il est sur le Mont Arafat.

La fête d’El-Adha-du sacrifice- correspandant au 10 de dhûl-Hijja et marquant les phases finales de la période du Pèlerinage à La Mecque nous rappelle l’acte de sacrifice du prophète Ibrahim, dont l’obéissance et la profondeur de la foi lui ont notamment valu l’appellation d’« ami de Dieu » dans le Coran. En même temps, elle nous rappelle la miséricorde divine. Selon le texte sacré, le prophète s’était vu, lors d’un songe, en train d’immoler son fils. Lorsque Abraham demanda à celui-ci ce qu’il en pensait, le fils répondit à son père de faire ce qui lui était commandé, lui assurant qu’il le trouverait patient, in sha’Allah, « si Dieu le veut ». Tous deux, se soumettant activement à ce qu’ils considéraient comme un ordre divin, s’apprêtaient donc à accomplir le sacrifice lorsque Dieu appela Abraham : ce dernier avait réussi à surmonter l’épreuve divine, et le sacrifice du fils fut substitué par celui d’un animal. «C'était là certes, l'épreuve manifeste. Et Nous le rançonnâmes d'une immolation généreuse. Et Nous perpétuâmes son renom dans la postérité. Que la Paix soit sur Abraham ! C’est ainsi que Nous récompensons les bienfaisants, car il fut sans conteste du nombre de Nos serviteurs croyants », finit le récit coranique. Aujourd’hui, comme alors, les musulmans sacrifient un agneau en souvenir d’Abraham et de son fils, pour qu’ils puissent non seulement faire revivre la tradition de leurs pères, mais surtout se conformer à l’enseignement de ces prophètes qui sont les modèles des hunafâ’ muslimûn, les purs adorateurs du Dieu unique, pleinement soumis à Sa volonté dans la Paix.

L’histoire d’Abraham et du sacrifice, relatée également dans le texte biblique avec des variantes concernant en particulier l’identité du fils destiné au sacrifice, fait partie d’un patrimoine spirituel et culturel que partagent les religions dites « monothéistes » : judaïsme, christianisme et islam. Que le fils en question soit Isaac ou Ismaïl, Abraham n’en demeure pas moins notre père commun, qui a enseigné et transmis l’héritage de la Tradition immuable et unique (ad-dîn al-qayyim: la religion de droiture), laissant aux générations un modèle de foi et de soumission qu’il appartient à ses descendants spirituels de suivre. Le sacrifice de son fils, arrêté au dernier moment par l’ordre exprès de Dieu, fut proposé à ses descendants spirituels, juifs, chrétiens et musulmans, afin de transformer le sacrifice humain en symbole d’un combat intérieur visant à lutter contre « l’âme instigatrice du mal » (an-nafs al-ammâra bi-s-sû’).

1. Date de l'immigration du prophète et de ses compagnons vers medine.

2. A titre d'exemple : Lors du pèlerinage, en plus de boire de l'eau de Zam Zam, les musulmans vont de colline en colline (de Safa à Marwa) sept fois tel qu'Hagar l'avait fait. En effet, quand Abraham, gagna une vallée aride et désolée de la meque, et laissa Hagar seule avec son nourisson près de deux petites collines, une soif intense gagna Ismaël, Hagar donc, se mit à courir de colline en colline à la recherche d'eau, avant que Dieu ne fit jaillir une source(dite Zam Zam) qui abreuva l'enfant.

Egalement Dieu a prescrit la lapidation des stèles ; un rite qui représente la résistance au mal, en mémoire d’Abraham qui jeta des pierres à Satan lorsque celui-ci tenta de le dissuader de sacrifier son fils Isma’il.

3.(Sallâlahou Alayhi Wasallâm) : la prière(ici veut dire la miséricorde) et le salut de Dieu sur lui.

_________________
Le Messager de Dieu a dit: Celui qui a fait la prière de l'aube s'est mis sous la protection de Dieu. Fais bien attention, Ô fils d'Adam! à ne pas négliger de faire ce qui te vaut Sa protection!.(rapporté par muslim)


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MessagePosté le: Mer 17 Nov - 12:28 (2010)    Sujet du message: Publicité

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